NPA 87
  • 7/03/17 - Leurs affaires, leur fric, leurs carrières : il est urgent d’en finir avec leur vieux monde !

    Les affaires pour Fillon et Le Pen ; le sauve qui peut dans le camp Fillon ; une partie du PS qui ne soutient pas Hamon : tout cela tourne au mauvais théâtre. Oubliées les préoccupations quotidiennes des travailleurs – salariés ou privés d’emploi – des jeunes, des familles populaires. Lamentable et écœurant.

    Deux poids deux mesures : une justice de classe

    Le Pen et Fillon se posent en victimes d’un système dont tout prouve au contraire qu’ils en ont bien profité. Pour les Tapie, Cahuzac, Balkany et autres, pas de justice expéditive, pas de comparution immédiate. Mais pour les salariés en lutte contre la loi El Khomri, ceux de Goodyear contre la fermeture de leur entreprise ou les jeunes qui manifestent en solidarité avec Théo contre les violences policières : aucune clémence. Le fils Balkany, lui, échappe à la prison avec une caution de 100.000 €. Christine Lagarde, reconnue « coupable », est dispensée de peine dans l’affaire Tapie. Mais en novembre dernier, à Toulouse, un jeune qui n’avait rien à manger s’est pris trois mois fermes pour le vol d’un fromage.

    Inégalités, chômage, racisme, guerres... C’est le capitalisme qui ruine la société

    Côté « affaires », on devrait bien s’intéresser à d’autres, bien plus lucratives encore : celles qui permettent à une infime minorité d’actionnaires dans le monde de s’accaparer une part énorme de la richesse produite par le travail de millions de salariés. Prenons l’exemple des 40 plus grandes entreprises françaises, celles cotées au CAC 40. L’exploitation du travail de leurs quatre millions de salariés leur a rapporté 75 milliards de profits en 2016 : soit plus de 18 000 € par salarié ! Fruit du gel des salaires, des accords « compétitivité », des suppressions d’emplois et des milliards de baisses d’impôts et de cotisations sociales octroyées par Hollande au travers du CICE et du Pacte de Responsabilité.

    A ceux et celles qui les créent de décider de la répartition des richesses

    Ce ne sont pas les richesses qui manquent. Elles devraient assurer la satisfaction des besoins du plus grand nombre au lieu d’engraisser les actionnaires. Mais parce qu’ils possèdent les entreprises, les capitalistes s’arrogent le droit de décider de nos vies. Abolir le chômage et garantir le droit à une vie décente pour tous, développer les services publics et la protection sociale, suppose donc de leur ôter ce pouvoir : pour qu’ensemble, travailleurs et populations puissent maîtriser leur destin. De ce côté évidemment, rien à attendre de Macron, Le Pen ou Fillon. Mais pas plus de Hamon, qui n’envisage pas de remettre en cause le cœur de la politique de Hollande : les milliards de cadeaux aux patrons, sans aucune contrepartie en matière d’emplois.

    Pour en finir avec le capitalisme : tirer le bilan de l’expérience grecquebbbbbb

    En 2014, Tsipras et son parti Syriza ont fait campagne sur un programme plus radical que celui de Mélenchon aujourd’hui. Mais appliquer ce programme supposait de préparer avec les travailleurs et la population un énorme bras de fer pour briser la résistance des capitalistes grecs, de l’Etat à leur service, et des institutions européennes. Ce qu’ils ont refusé de faire.

    Compter sur le seul bulletin de vote pour une politique qui serve les intérêts des exploités et des opprimés est une illusion. Remettre en cause le pouvoir des capitalistes pour servir les intérêts du plus grand nombre supposera d’immenses mobilisations sociales. Comme la grève générale prolongée de 1936 pour gagner les congés payés et la semaine de 40 h. Tsipras et Syriza n’étaient pas sur cette ligne là. Qu’en pensent ceux et celles qui font campagne avec Mélenchon ?

    En tous cas, c’est sur ces axes forts que le NPA fait campagne, avec son candidat Philippe Poutou.