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NPA 87
  • 22/11/16 - Primaires de la droite ou du PS : pile, ils gagnent, face, nous perdons !

    7 janvier 2017

    Primaires de la droite ou du PS :
    pile, ils gagnent, face, nous perdons !

    Les travailleurs n’ont rien à gagner à cette mascarade
    Sarkozy parlait de reculer la retraite à 64 ans, Fillon à 65 ans. Juppé parlait de 300 000 suppressions d’emplois publics, Fillon montait à 500 000 ! Accord général ou presque sur la hausse de la TVA (que paient au prix fort les plus pauvres) et la réduction des allocations chômage, et promesse faite aux plus riches de supprimer l’impôt sur la fortune : la politique des patrons, sans masque. Mais ce programme de la droite, c’est celui que le gouvernement dit socialiste applique depuis 2012, par la destruction du Code du travail, par des milliards offerts aux patrons, par l’allongement à 43 ans de cotisations pour une retraite à taux plein, par le gel des salaires, par la suppression des postes dans les services publics, par la guerre aux quatre coins du monde et par l’envoi de sa police pour réprimer ceux qui essayaient de relever la tête. 

    Aux États-Unis comme ici
    Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire à coup d’interviews d’électeurs de Trump, ce dernier n’a pas été élu par les travailleurs blancs américains en colère qui se sentiraient menacés : en fait, la majorité des travailleurs, noirs, latinos ou blancs, ne sont pas allés aux urnes ! L’abstention a fortement progressé et c’est Clinton qui en a surtout fait les frais avec 10 millions de voix en moins qu’Obama en 2008. En majorité, les travailleurs se sont détournés d’élections dont ils n’attendaient rien.
    Trump est un exploiteur milliardaire parfaitement intégré au système. Ses propos racistes et de préférence nationale s’en prennent aux Noirs, aux Latinos, mais visent en réalité tout le monde du travail qu’il cherche à diviser pour mieux ancrer le règne des grandes firmes capitalistes.
    Ici aussi, au gré des trahisons de la gauche gouvernementale, l’abstention gagne chez les travailleurs. Certains, déboussolés, vont jusqu’à se préparer à voter pour le Front national, en disant : « autant foutre le bordel », espérant ainsi chasser les responsables du « système ». Autant se tirer une balle dans le pied : Marine Le Pen, parfaitement dans le « système », est la riche héritière de son tordu de père et la plupart des ténors du Front national sont des transfuges de la droite classique.

    Fillon, une surprise ? Et si le monde du travail imposait la sienne ?
    Face à ces candidats aux styles divers, qu’ils soient du sérail ou outsiders, de gauche, de droite ou d’extrême droite, mais qui tous, de Macron à Le Pen, veulent gouverner pour le plus grand profit des patrons, il est indispensable que le monde du travail se fasse entendre. Par exemple en assurant un bon score pour Philippe Poutou, le seul candidat ouvrier, militant du Nouveau Parti Anticapitaliste, aux présidentielles de 2017. Un candidat du monde du travail, qui en portera les revendications immédiates essentielles : interdiction des licenciements et des suppressions de postes, embauche de tous les précaires, partage du travail entre tous sans diminution de salaire, augmentation des salaires, retraites et minimas sociaux, liberté de circulation pour tous les travailleurs. Place aux réfugiés et chasse aux patrons voyous !
    On n’a pas – ou pas encore – fait reculer Hollande et Valls sur leur loi travail et tout le reste. Les Juppé et Fillon se disent « droits dans leurs bottes » pour continuer sur cette lancée… Comme Valls avec son 49.3 faisant passer la loi Travail. Mais on n’a pas dit notre dernier mot et la remontée des luttes qui a créé la surprise au printemps dernier pourrait trouver sa traduction dans une nouvelle surprise sortie des urnes en avril prochain, avec un score pour le candidat ouvrier qui annoncerait d’autres printemps pour nos luttes.

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    Hôpitaux : qui sème la misère, récolte la colère !
    Ce sont des milliers d’aides-soignants, d’infirmières et autres agents hospitaliers, du privé aussi bien que du public, qui ont fait grève et manifesté le 8 novembre (près de 500 à Limoges). Ils dénonçaient le sous-effectif, le manque de moyens et, plus généralement, la dégradation des conditions de travail qui sont le résultat d’une politique de casse de la Santé, dont toute la population fait les frais. Après le vote de la loi sur le financement de la Sécurité sociale qui prévoit 4 milliards d’économies, dont 1,5 sur les seuls hôpitaux, la mobilisation se poursuit dans plusieurs centres hospitaliers.
    A Limoges, le 24 novembre, personnel de santé et syndicats appellent à la grève et à se rassembler dès 8h devant l’ENSCI (au Parc d’Ester) où les directions et l’Agence Régionale de Santé vont se féliciter des actions menées pour « la qualité de vie au travail »… Salariés et usagers, ne loupons pas l’occasion de leur dire ce que nous en pensons !
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    La Poste : de plus en plus timbrée
    Que ce soit au centre financier, dans les bureaux de poste, au centre de tri ou chez les facteurs, l’exaspération est à son comble suite aux restructurations incessantes qui touchent les services les uns après les autres. Et pas seulement à Limoges, car la dégradation des conditions de travail est la même partout, sur tout le territoire. C’est la raison de la mobilisation d’une partie du personnel le 17 novembre. Mobilisation dont chacun a conscience qu’il va falloir l’amplifier en ne restant pas tout seul dans son coin.
    Car la Direction de la Poste a déjà reculé sur ces réorganisations, dans quelques villes ou régions, face aux ripostes des postiers qui ne s’en laissaient pas conter !
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    La Souterraine-Bessines : les travailleurs de GM&S sur la sellette !
    Les ouvriers de GM&S (ex usines Altia), sous-traitants de l’automobile, doivent de nouveau se mobiliser pour sauver leur emploi.
    Après s’être âprement battus il y a deux ans contre les patrons voyous d’Altia qui s’étaient sucrés sur leur dos, les travailleurs de La Souterraine et de Bessines se retrouvent une fois de plus en lutte contre les nouveaux repreneurs, les donneurs d’ordre (Peugeot et Renault) et l’État qui n’ont pas tenu leurs engagements lors de la reprise de l’entreprise.
    Les salariés de GM&S ont mille fois raison de se battre pour leur emploi et nous de les soutenir dans leur combat !
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    Le travail tue, l’intérim tue énormément
    39 869 accidents du travail et 64 morts en 2014 : les intérimaires sont les premières victimes du travail. Ils ont statistiquement deux fois plus de risque d’en mourir.
    Les raisons, nous les savons tous. L’intérim nous promène souvent de boîte en boîte, voire de métier en métier. Il nous prive ainsi de la connaissance fine du métier, du site, des machines, des collègues de l’équipe, qui est, pour tout travailleur, le meilleur garant de sa sécurité. Bien mieux que les ISO et les audits.
    Le statut d’intérimaire rend extérieur à l’entreprise et prive donc d’une série de droits comme la formation ou la surveillance de l’exposition aux maladies professionnelles.
    C’est l’action collective des intérimaires et travailleurs de l’entreprise qui permettrait d’imposer baisse des cadences, possibilité de gagner en expérience, formation et suivi médical.

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    Disperser pour mieux expulser ?
    Après l’évacuation des réfugiés de Calais, le gouvernement s’auto-félicite de la création de 5 531 places d’hébergement temporaire. Selon le cabinet du ministre de l’Intérieur, il s’agirait de répondre à « un besoin urgent d’hébergement ». Mais les clauses particulières du marché public qui met place ce dispositif indiquent clairement qu’il s’agit en réalité, en dispersant les migrants par petits groupes, de préparer leur expulsion vers le pays d’Europe par lequel ils ont atteint le continent, en vertu des accords de Dublin.
    Décidément, le gouvernement socialiste n’a plus rien à envier à la droite quand il s’agit de s’en prendre à ceux qui fuient la guerre et la misère à travers le monde !
    Des centres d’hébergement se sont ouverts à Limoges et dans la région. Les réfugiés, comme toute personne dans la souffrance, ont besoin de notre aide et de notre soutien.
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    Vive la lutte des femmes !
    Le 24 octobre, les Islandaises se sont mises massivement en grève pour protester contre les inégalités de salaire entre hommes et femmes, de l’ordre de 18 %. Les femmes françaises ont également été appelées à cesser le travail le 7 novembre contre les inégalités de salaire horaire hommes-femmes qui peuvent aller jusqu’à 15 % en France. En Pologne, les femmes se sont battues pour maintenir le droit à l’avortement (même s’il reste très limité). Malgré les déclarations sexistes et l’exploitation à laquelle elles font face, des femmes luttent partout pour leurs droits contre cette société d’inégalités.